Verdi G.
 
 
 

art
L'élément, fait pour accueillir la musique, semble être l'air : Mozart - la hauteur, Beethoven - l'ascension, Tchaïkovsky - la chute, Verdi - le chant. Dans l'air on danse. Wagner est dans l'eau, on y nage, à moins de savoir marcher dessus, pour témoigner de mythes ou de miracles. Stravinsky est dans le feu, qui consume et me coupe la respiration, et Rachmaninov - en terre, qui me fait chavirer ou chialer, moi, le déraciné.
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hommes
Résolument moderne - ils pensent que c'est très intelligent, signe de supériorité et de maturité. Hommes d'une saison, d'une seule prise d'images, d'une section plane, hommes des empreintes. L'homme du climat est irrésolument, problématiquement - ou, mieux, mystérieusement - passéiste, car au passé sont toutes les saisons de l'arbre qu'il veut être. « Revenez aux Anciens, et ce sera du progrès » - Verdi - « Tornate all'antico e sarà un progresso » - nos Virgile ne lisent plus Homère et deviennent journalistes.
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mot
Dès que le fait d'écrire est ressenti comme aussi naturel que de se laver ou de marcher, on irradie la platitude et la graphomanie ; le mot est toujours un artifice, une invention comme les tentatives d'un mime de rendre les couleurs, goûts ou températures. La singerie, elle, est naturelle ; la création, face au monde silencieux, est un pied de nez grimaçant, dont on est fier et honteux à la fois. Verdi disait, qu'il  : « valait mieux inventer une réalité que la copier »* - « Copiare il vero può essere una buona cosa, ma inventare il vero è meglio ».
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Verdi G.